AVLO en automne : Laruns, Pyrénées

Pour la deuxième année, une sortie était organisée en cette fin de mois de septembre, pour les plus téméraires du club. Après la GTHA (Grande Traversée des Hautes Alpes pour les non initiés) l’an dernier, qui demandait des gros mollets mais suivait un sentier balisé, le parcours choisi cette fois ci était plus aventureux. Il n’était présenté dans aucun guide, et avait simplement été tracé sur base des cartes ign pour certaines parties, sans certitude absolue sur la roulabilité.
Mais il en fallait bien plus que cela pour stresser les 4 AVLOistes au départ du port du Castet, à proximité de Laruns, dans les Pyrénées. D’autant plus que le temps était magnifique, et la montée du col de Jaut nous gratifiait d’un passage dans une forêt de hêtres parée de ses plus belles couleurs d’automne, avant d’arriver sur les alpages peuplés de moutons et de chevaux en liberté.


Photo 1 : en montant au col de Jaut

Photo 2 : en descendant du col de Jaut. Il leur manque juste une paire de pédales pour qu’on les adopte !

Après une descente bien technique, et une longue montée jusqu’au col de Spandelles, nous arrivons au refuge de Haugarou, où nous entendons le brâme du cerf. Faute d’électricité nous dinons à la lampe à pétrole d’un bon poulet au four avant un repos bien mérité.

Le lendemain, nous restons sur les hauteurs pour admirer au loin les sommets de la crête frontalière, avant de descendre à Arrens. De là, il nous faut aller jusqu’à Laruns. Juste deux petits obstacle : le col du Soulor, et le col de l’Aubisque… Heureusement qu’il y des auberges au Soulor… Nous montons le tout par la route pour soulager le petit dos de Jérôme. La descente se fait par un sentier panoramique et aérien.

Photo 3 : les crêtes au dessous de Haugarou

Photo 4 : dernier panorama avant la dévalade

Photo 5 : souffrance au Soulor

Photo 6 : la route vers le col de l’Aubisque : un trait dans la falaise

Photo 7 : le col de l’Aubisque et ses grands vélos

Photo 8 : la descente du col de l’Aubisque : un sentier panoramique…

Photo 9 : la descente du col de l’Aubisque : un sentier aérien !

A Laruns, nous débarquons la veille de la fête du fromage, qui accueille 15000 personnes (selon les manifestants). Le gite d’étape est plein et bruyant, ce qui ne nous empêche pas trop de dormir. Le lendemain matin, nous faisons les courses pour le pique nique dans les stands de la fête. Les rues sont jonchées de paille pour l’occasion, ammbiannce pyrénéenne garantie avec chants traditionnels dès 9h du matin. Le ciel s’est couvert, et c’est dans le brouillard que nous montons vers l’uzu (ou uzou ) (ou ouzou ? chais plus). c’est raide, la pente est tout le temps supérieure à 15 %, avec des pointes à au moins 25 %. Au sommet (1000 m plus haut tout de même), nous ne sommes pas au dessus des nuages et il pleut franchement. Nous redescendons rapidement (enfin, rapidement – à pied, parce que le débute de la descente est un peu compliqué) lorsque Jérôme, en tête du groupe, s’arrête et se jette sous son vélo pour se cacher : deux patous avancent vers nous en aboyant. Nous calmons Jérôme, les chiens se mettent sur le côté du chemin, et nous repartons. Pas de chance pour jérôme, nous retombons immédiatement sur deux border collies. Que d’émotion pour son petit cœur ! Nous arrivons en bas, sains et saufs mais trempés (non non, jérôme n’en était quand même pas là, ce n’était que de la pluie). Nous décidons d’écourter la journée et arrivons au refuge à 14h00.

Photo 10 : la fête du fromage à Laruns : comment gaspiller la paille

Comme d’habitude, nous avons été très bien reçus et avons très bien mangé dans tous les refuges ; mais l’auberge de Bilhères mérite une mention spéciale. Si vous cherchez en vallée d’Ossau un endroit à la fois calme, convivial et sympathique, où l’on mange bien et pour pas cher, ne cherchez plus, vous avez trouvé ! En plus elle est au milieu d’un village comportant de nombreuses maisons de maître assez jolies.

Photo 11 : maison de maître à Bilhères

Dimanche matin, nous faisons une dernière sortie pour profiter des montagnes. Montée, descente, et c’est déjà fini !

Photo 12 : panorama au point haut du dernier jour.

Au final, 6400 m de dénivelée et 132 km ( ce qui est peu comparé au dénivelé…) mais surtout beaucoup de souvenirs et des images plein la tête. On y retourne l’an prochain !