Sierra de guara 2010

 

Pour la deuxième année consécutive, quelques membres d’Avlo sont partis explorer une région lointaine. Cette année Eric T, Jean-Yves B, Jérôme W et Pierre étaient au départ.

Voici le récit de notre aventure :

 

Samedi 22 mai

2 heures du matin…. Départ d’Orgères. Les vtt sont sur la remorque : direction la Sierra de Guara, Espagne Haut Aragon !

Nantes, Bordeaux, Pau, col du Somport,… et arrivée à Alquezar en début d’après-midi. Le temps d’avaler un sandwich et c’est parti pour une vingtaine de km sur les chemins poussiéreux et caillouteux de la sierra. Il fait chaud (26 °) et la nuit blanche pèse sur les jambes…

Quelques hésitations de cheminements pour cause de balises manquantes et nous bouclons le parcours à l’heure du goûter. Le temps de passer à l’auberge « Tintorero » et nous repartons sur une boucle normalement réservée aux pédestres. Quelques portages et chutes plus loin et nous nous rendons compte que ça ne passe pas ! retour à Alquézar, douche, cerveza, repas.. Bonne nuit !

Dimanche 23 mai

Lever vers 8HOO, petit déjeuner avalé et nous commençons à préparer les vélos. Un petit coucou à Loretta (1) et c’est parti ! Par la route nous rejoignons Buerba. Un peu de piste roulante nous amène à Colungo, joli village typique aux ruelles étroites.

La piste devient plus raide. A un embranchement nous partons à droite vers une grosse montée… avant de nous rendre compte que nous avons mal lu les indications (URGENT : prendre un rendez-vous chez l’ophtalmo pour JY…)

Midi : arrivée à Naval. Dans le bas du village, des salines sont alimentées par des sources salées. Pause, petit moment culturel, et c’est reparti pour une côte infernale. Il fait chaud, les jambes brûlent, c’est super ! Quelques hectomètres plus haut, nous voilà à Salina de Hoz. Pas de bistrot, pas de commerces ! Nous mangeons 2 barres de céréales et c’est reparti. Succession de grosses côtes et de descentes piégeuses dans la caillasse et la poussière.

Le compteur marque 60 km et nous décidons de couper et de rentrer par la route. Un dernier « coup de cul » pour remonter sur Alquézar. Bilan du jour : 75 bornes dans la montagne aragonaise.

Rituel du soir : douche, cerveza, resto. Buenas noches

(1) Private joke… Vous n’en saurez pas plus.

Lundi 24

Petite boucle au départ d’Alquezar ce matin. Nous partons vers le cœur de la sierra en empruntant la piste traditionnelle qui servait aux colporteurs et aux bergers pour monter leurs troupeaux à l’estive.

Une bonne heure de grimpette et nous bifurquons vers l’ouest. Un petit aller-retour par une piste étroite et technique pour admirer le canyon du Balces vu d’en haut. C’est vraiment magnifique !

Retour vers la plaine par une longue monotrace sinueuse et technique à point, alternance de portions roulantes, de marches, de passages caillouteux… à l’unanimité, nous l’élisons « plus belle descente de l’année 2010. »

Quelques km de piste pour rentrer et c’est fini.

Après-midi de grosse chaleur : nous préférons aller nous balader dans le canyon en bas du village. Jolis passages sur des passerelles suspendues au dessus de l’eau, puis nous enchaînons les pieds dans l’eau et quelques passages à la nage ! Retour au village.

Encore une belle journée…

Mardi 25

Lever aux aurores car nous rentrons en faisant un crochet par Las Bardenas. Si vous ne savez pas ce que c’est Las Bardenas, vendez votre vélo et allez jouer aux boules… Parce que Las Bardenas, c’est un peu au VTT ce que Biarritz est au surf, ou Chamonix à l’alpinisme ou encore Le Mans à la rillette : un must !

La route est longue au milieu de la campagne espagnole. Nous voyons en route des dizaines de cigognes perchées sur des nids immenses.

Quelques hésitations pour accéder au départ, le GPS nous fait la tronche et le topo récupéré sur internet est un poil foireux.

Départ au pied d’une statue de berger géante. Curieux paysage très érodé sans une seule habitation sur plusieurs km. En chemin nous croisons des vautours énormes qui décollent à notre passage : impressionnant …

Nous traversons rapidement une longue partie monotone sur le plateau avant de redescendre sur une piste ravinée. Dans les descentes  nous déclenchons des nuages de poussière derrière nos VTT : on se croirait sur le Paris Dakar….

Un brin de toilette avant de remonter dans la voiture et direction Orgères-­Les- Bains. Retour un peu rude au milieu des bouchons de camions… les vacances sont finies !

Un grand merci à AVLO pour son aide financière et le prêt de la remorque.

A propos, on part où l’année prochaine ?